Résumé :
En 1962, les destins croisés d'un groupe de jeunes dans une bourgade de Californie, autour des courses de voitures, de la musique rock, des soirées et des rencontres.
Réalisateur : George Lucas
Avec Richard Dreyfuss, Ron Howard, Paul Le Mat, ...
Année : 1973
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie dramatique / Film musical
Durée : 1h50
Critique :
Avec American Graffiti, Georges Lucas signe son 2è long métrage après THX-1138 réalisé en 1971.
Avec ce film, il reprend l’âge d’or de la jeunesse américaine avec cette évocation du début des années 60. Evocation reprise par le lieu même du déroulement de l’histoire, ans l’archétype

d’une petite ville californienne avec sa grand-rue tout au long de laquelle
restaurants, drugstores, cinémas, garages rivalisent d'enseignes racoleuses autour desquelles s'agglutine le soir une jeunesse bruyante et désœuvrée.
Dans une interview parue dans le New York Times du 7 octobre 1973, George Lucas, qui a 29 ans au moment où il tourne ce film, déclare : "J'ai passé 4 années de ma vie à parcourir la rue
principale de ma ville natale, Modesto (Californie). Je suis passé par tout ça, j'ai conduit des voitures comme eux, acheté de l'alcool, suivi les filles. Tous les personnages du film sont
inspirés de ma vie et de celle de quelques-uns de mes amis. Certains ont été

tués au Vietnam (Terry, le crapaud) et beaucoup sont morts dans un accident d'auto (John Milner, en 1969).
Sur un plan historique, American graffiti se déroule peu de temps après l’élection de Kennedy, moment où le pays ne s’est pas encore fourvoyé dans la guerre du Viêt-Nam avec ses conséquences
socio-politiques, ce qui donne à Georges Lucas tout le loisir de se centrer sur cette jeunesse euphorique et insouciante que la guerre du Viêt-Nam mettra fin à leurs illusions.
Du côté du scénario, il faut avouer qu’il ne fait pas preuve d’originalité mais on se laisse très vite prendre par le film qui possède 2 atouts majeures qui en ont fait son succès :
- La bande originale du film est un superbe hommage aux 50's et 60's où l’on retrouve tous les tubes de l’époque (de "Only you" à "Ain't that a shame" en passant par "Smoke gets
in your eyes" également titre phare du ALWAYS de Spielberg). Tous les grands artistes de l’époque y sont présent (Fats Domino, The Platters, Chuck Berry, Bill Haley et de nombreuses formations
aujourd'hui oubliées) dans une bande son qui reproduit 41 morceaux des plus célèbres.
- L’ambiance des sixties avec le ton très « kitch », les vielles voitures de type chevrolet, les coupes de cheveux qui font rire de nos jours, les enseignes très flashi des
magasins : tous ce qui fait l’ambiance des années 60’s donnent au film une envie de retour au passé, de vivre ces nuits quelque peu psychédéliques.
Bref, American graffiti apparaît comme un film culte, un pur moment de plaisir (ou de nostalgie pour certain) si peu qu’on ne soit pas trop exigent sur le scénario (le film fut tourné en mois
d'un mois, pour un budget d'à peine 750000 dollars).
A noter qu’une suite à vu le jour « More american graffiti » (en fr : Américan graffiti la suite), réalisé en 1979 par B.W.N. Norton avec Candy Clark, Bo Hopkins et Mac-Kenzy Philips.